L’e-mail, maillon faible de l’Hadopi ?

20 avril 2011 - 14 134 lectures

La loi Hadopi a de surprenants effets collatéraux. La semaine dernière, le site Numerama rapportait la mésaventure d’une abonnée parisienne de Numéricable ayant reçu dans sa boîte Hotmail un courrier d’avertissement de la haute autorité contre le piratage. Le message, très officiel, lui reprochait d’avoir mis à disposition des internautes des oeuvres protégées via son fournisseur d’accès… Free !

Etonnée, l’abonnée de Numéricable constata alors que la missive était en fait adressée à un certain Jean-Yves, habitant les Bouches-du-Rhône. Ce Jean-Yves, vraisemblablement, s’était imaginé échapper à la surveillance de l’administration en communiquant à son fournisseur d’accès une adresse e-mail qui ne lui appartenait pas.

Cas isolé ? Certainement pas. Comme nous avons pu le constater, quelques petits malins ont pris l’habitude d’ouvrir des comptes sur des services de téléchargement avec des adresses e-mail usurpées. Sitôt l’inscription effectuée, ils contactent les propriétaires, plaident l’erreur et leur demandent gentiment de bien vouloir transférer le courrier d’activation… Ni vu, ni connu !

Si ces comportements marginaux n’ont au final aucune efficacité, ils confirment cependant que l’Hadopi est bien une aberration. Et que l’e-mail est un des ses maillons faibles…

Commentaires

  1. Roggemans dit :

    Hadopi n’est pas une abération, ce n’est pas parce qu’on peut contourner une loi qu’elle est inutile.

    Doit-on enlever les prix et tout donner gratuitement à la FNAC parce que le vol reste possible?

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