Solution n°3 : les autres pistes
Des plus légères aux plus radicales
La mise en place de disclaimers e-mail et de chartes
e-mail sont des éléments incontournables dans le but de protéger les
organisations des risques juridiques. Mais de nombreux autres types
d'action peuvent être mis en oeuvre. Tour d'horizon des ces solutions,
des plus "légères" au plus radicales ...
Supervision, discussion, pédagogie
Dans un premier lieu, l'action doit se placer chez tous les responsables
d'équipes au sein desquelles de nombreux courriers électroniques sont
envoyés tous les jours. A chaque manager de placer la barre en fonction
du degré de risques juridiques qu'il identifie sur son service : un
service commercial ne court pas les mêmes risques qu'un service comptable.
Dans certains cas, il peut être utile d'imposer une validation par le
manager de tout courrier électronique contenant des indications contractuelles,
devis, et autres chiffrages, avant qu'il ne soit envoyé. Il ne faut
jamais éviter, lors de réunions de service, de rappeler les règles élémentaires
de l'utilisation du courrier électronique.
Formation
Le courrier électronique est certainement l'outil le plus répandu en
entreprise. Mais il est également un outil de communication dont la
mise en place n'a été accompagné d'aucune formation : en dehors des
règles d'utilisation de logiciels de messagerie (Outlook, Lotus Notes,
etc.), quelles sont les organisations qui ont réunis leurs salariés
pour présenter les bons usages de l'email professionnel au quotidien
? Et les sujets sont nombreux qui méritent d'être développés et présentés
aux utilisateurs ...
Surveillance, filtrage
Aux Etats-Unis, la société Proofpoint a publié un rapport en juin 2005
sur le thème de la surveillance en entreprise : selon les résultats
de ce rapport, 63% des entreprises employant plus de 100 personnes ont
mis en place - ou prévoyaient de mettre en place - des systèmes d'analyse
des mails sortants. A ces systèmes automatiques, basés essentiellement
sur des filtres contenant des mots "interdits", vient s'ajouter,
toujours en Amérique du Nord, l'emploi de personnes chargées spécifiquement
d'analyser les mails sortants afin qu'ils ne contiennent pas d'informations
sensibles sur l'entreprise. Où la même étude nous apprend que le travail
de "surveillants d'e-mails" est appelé à se développer, avec
26,5% des entreprises sondées qui envisagent d'employer des personnes
à ce poste ...
Rappel important : la surveillance et les outils de filtrages d'e-mails
ne peuvent être mis en place qu'après présentation et acceptation par
les salariés et le Comité d'Entreprise.
Interdictions
En effet, pourquoi se priver de solutions radicales ? Tous les services
de l'entreprise ont-ils besoin d'envoyer des mails vers l'extérieur
de l'organisation ?
Il est devenu essentiel aujourd'hui, dans les organisations de grande
taille, que les responsables se reposent la question de l'utilisation
du courrier électronique, en reprenant leur utilisation dans chacun
de leurs métiers et spécialités, afin de redéfinir et de mieux encadrer
l'utilisation de l'e-mail.
Page rédigée par Pierre-Jean, LaVacheAutomatique.com
L'e-mail en
entreprise