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Les alternatives aux termes e-mail et courriel

Si aucun des 2 termes, e-mail ou courriel, ne fait l’unanimité, pourquoi ne pas adopter d’autres termes ? Les visiteurs d’Arobase.org nous font quelques suggestions…

Michaël : Un ancien collègue, jusqu’alors peu au fait des NTIC, m’a demandé un jour d’envoyer un “émile”. L’essayer c’est l’adopter ! Depuis lors, le collègue s’est mis au net, et possède donc une “boîte à émiles”. L’expression commence à se répandre. Les premiers adeptes ont été les autres collègues. Mais l’effet boule de neige opère avec un certain succès.

Arlette : il n’est pas étonnant qu’en France, certains retiennent le terme “émile”; en effet, depuis longtemps, en Espagne, les internautes utilisent le prénom “emilio”. L’essentiel n’est-il pas de se comprendre ?

Paul : Arlette pose une question assez sage “L’essentiel n’est-il pas de se comprendre?” Mais utilisons pour cela des termes clairs et compréhensibles de tous: “ce qui se conçoit bien s’énonce clairement / Et les mots pour le dire viennent aisément.”

Nadia : Et pourquoi pas e-courrier ? “Courrier” étant la traduction correcte de “mail” et en ajoutant le “e” qui fait référence à tout ce qui a trait à l’électronique. Aimée : Petit clin d’œil : ma mère appelle le @ « a-crolle ». Je trouve ça mignon et bien de chez nous !

François : pour ma part j’aime bien utiliser “Imèle” qui n’a aucun équivalent, ni aucun sens, tout neuf mais que tout le monde comprend. Aleks : Moi je dis et j’emploie mel tout simplement, à la fois contraction de “message électronique”, sans accent, pour être prononçable, et francisation de l’horrible mail qui avait une signification tout autre avant de désigner le courrier électronique

Alain : pour ma part, il me semble que le terme a niché est le plus poétique.

François : boîte à mimiles… (c’est mignon non ?)

Sylvie : Le Québec utilise aussi le terme ariel.

BD : moi j’emploie émail (singulier d’émaux).

Nicolas : Le substantif mél a été entériné par l’Académie française et il est bel et bien dans mon Larousse ! Personnellement, je n’aime pas le mot “courriel” qui est effectivement entré au dico, mais sous “mot québécois”. C’est bel et bien l’académie française qui décide de l’évolution de notre langue. Et elle se démerde pas mal, souvenez-vous du débat walkman vs baladeur. Si les Québécois inventent des mots sans le décider, tant mieux pour eux, mais ce n’est pas notre culture.

Claude : À mon avis, si les académiciens avaient traduit e-mail par émile, proche sur le plan de la prononciation, tout en étant franchouillard à souhait, ce terme aurait pu faire le tour du monde ; comme un marcel, qui s’applique au non virtuel il est vrai ! Il est trop tard pour lancer ce sympathique prénom, à la connotation populaire, facilement mémorisable et familier, dans les dents du snobinard courriel ou du transparent mél. Dommage.

Achille : Dans la langue des Francs (appelée le francique, préfiguration de la langue française actuelle), le mot “malha” désignait un coffre à bagages (généralement en bois ou en cuir). Ce mot a donné la “malle”. Lorsque les Angles adoptèrent le Français à la fin du premier millénaire, ce mot devint “mail”. Bien plus tard, le mot “malle-poste” désigna la voiture hippomobile utilisée en France pour l’acheminement de dépêches. Les Anglais acclimatisèrent ce mot en “mail-coach”. A partir de 1839, on désigna par la “malle des Indes” un réseau de transports qui associa vapeurs et malles-poste, puis voies ferrées et lignes régulières de navigations. La ligne Méditerranée, Alexandrie, Suez, Bombay se greffa sur la malle des Indes .Cette branche de la malle des Indes se renforça lorsque le canal de Suez fut percé et se mit à desservir l’île Maurice : le détour par l’Atlantique devint caduc. Pour conclure , le mot “malle-poste” devrait se substituer avantageusement au montage”e-mail” (car on ne saurait en l’occurrence parler de vocable). Les mots “malle-poste” ou tout simplement “malle” ont des connotations littéraires et historiques qui sont en rupture avec la froide technicité de “e-mail”. Les soi-disants mots “courriel” et “mel” ne sont conformes ni au génie de la langue française, ni à l’idiosyncrasie française. Les termes “mel” ,”courriel” et “e-mail” devraient donc être bannis.Il est encore temps de se ressaisir.

Philippe : (…) J’ai personnellement deux remarques a faire. La premiere c’est que dans le monde francophone que je connais, personne ne dit (prononce) jamais email ou même mail pour designer le courrier électronique. En revanche nombreux sont ceux qui l’écrivent ainsi. Statistiquement, je dirais que le terme le plus employe est mel, suivi de imel et qu’ensuite vient courriel ou courrier électronique ou message(rie) électronique. La deuxieme remarque est que je connais au moins plusieurs autres termes que je n’ai pas trouvé réferencés sur votre site (…). Il s’agit d’électrogramme (pour le message), électrographie (pour la messagerie). J’ai trouvé également télectrogramme et télectrographie et meme la francisation i-mel (abreviation d’infomessage electronique). Mon expérience du monde germanophone est plus limitée, mais a cote de i-meil (ecrit e-mail), on lit aussi elektronische Post (pour la messagerie) et elektronische Nachricht (pour le message).

Véronique : J’aime beaucoup “emile“. Je vais essayer de le faire adopter à mon bureau. J’ai aussi bien apprécié l’histoire d’Achille : très intéressant ; mais je me vois mal demander à mes collègues de m’envoyer une malle- poste !!! (quoique, ça pourrait être amusant !!!). Et puis, je profite de cet envoi (au fait, comment dire “post” en français ? “Envoi”, c’est bon ?) pour vous dire tout le bien que je pense de votre site, trouvé en recherchant des informations sur l’arobase.

Françoise : L’emploi du nouveau mot courriel pose moins de problèmes que celui de “mail” ou de “émile”. En français le mot “mail” (prononcer maille) désigne déjà un lieu public de promenade. Le mot “émile” bien qu’employé pour désigner un courrier électronique (pour faire un jeu de mots ou un anagramme phonétique) ne fait pas très sérieux. Et puis, grammaticalement, son emploi comme nom commun pose un problème de liaison et de pluriel (un némile, des zémiles).

Geneviève : un terme marrant utilisé par les Espagnols : emilio… ( prononcer émilio)

Claude : Je pense que le terme de “mel“, contraction de “message électronique” comme “e-mail” est la contraction de “electronic mail” a tous les avantages et devrait réconcilier les différentes tendances : concision identique à celle du terme générique (employé par le monde entier), contraction d’un terme français (pour les opposants “purs et durs” aux termes anglo-saxons), prononciation identique au terme imité. Cela me semble le seul coup de pied valable dans la tour de Babel que certains veulent reconstruire.

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