Tentons une définition. Le spam, c'est le bombardement intempestif des boîtes aux lettres électroniques, des newsgroups, des télécopieurs, des boîtes vocales et des mobiles par des messages de toute sorte, publicitaires ou non.
Plus précisément pour le courriel, sont notamment considérés comme étant du spam :
Les différents synonymes (essentiellement d'origine québécoise) du spam sont courrier-rebut, courrier indésirable, pourriel ou polluriel.
SPAM
est une marque de corned-beef. Plus précisément SPAM est
un acronyme pour Spiced Pork And Meat (pâté épicé à base
de porc et de viandes). C'est donc bien ce truc dégueu que tous
les Américains se sont enfilés pendant la seconde guerre
mondiale.
On pourrait croire que l'explication s'arrête là : spam = truc dégueu. L'utilisation du terme Spam pour désigner des courriers électroniques abusifs est cependant due aux Monty Python (ce qui n'est pas pour nous déplaire). Dans un de leurs sketches, déguisés en Vikings amateurs de Spam, les comiques britanniques éructaient une chanson de leur crû : "Spam spam spam spam, spam spam spam spam, spam spam spam spam ...". La chanson, interminable et interprétée crescendo, couvrait les propos des autres protagonistes du sketch (pour en savoir plus sur ce désormais célèbre sketch, cliquez ici).
Un peu tout le monde. Du simple particulier qui veut faire de la publicité pour son site perso au réseau organisé de vente illégale de produits pharmaceutiques, en passant par la PME qui veut promouvoir ses produits à moindre coût. Notez que tout le monde ne pratique pas le spam. Généralement les grosses sociétés, pour des questions d'image et d'efficacité, mettent les formes, respectent les lois et les droits des internautes. On parle alors non plus de spam, mais d'e-mail marketing.
Tout simplement parce que cette technique ne coûte presque rien ! L'achat de fichiers d'adresses ou de logiciels collecteurs d'e-mails se fait à un coût dérisoire (quelques dizaines d'euros). L'envoi des courriers électroniques ne coûte pas grand chose non plus (il suffit d'avoir un ordinateur et une connexion Internet). Enfin, les retours sont nombreux : même avec un taux de clic faible, un envoi massif à plusieurs millions d'adresses génère quelques milliers de visites ! En clair, c'est tout bénéf pour l'envoyeur.
C'est le sujet d'une animation très réussie produite par la société CommTouch (en anglais) :