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Les zélotes du courriel

Le terme courriel consacré par la France
Nos cousins québécois peuvent être fiers ! La Délégation générale à la langue française recommande désormais le terme courriel, comme principale dénomination du courrier électronique dans la langue française. Les autres synonymes officiels sont courrier électronique et message électronique (Journal officiel du 20 juin 2003).

Claude : (…) Je tiens à vous signaler que l’utilisation et la reconnaissance du mot « courriel » n’est pas arrivé par miracle au Québec. Il y a environ 10 ans, alors que c’était l’apogée des babillards (chats, NDLR) électroniques et le début de l’Internet grand public, l’utilisation du français sur Internet était décriée, mal vue, bafouée et même subissait régulièrement des assauts et des insultes des anglophones qui disaient ouvertement que le français polluait l’Internet et que les hiéroglyphes (comprendre les caractères accentués) étaient des barbarismes à proscrire de l’Internet. Vous comprendrez donc que la croisade qui fut entreprise par les défenseurs de la langue française, au Québec, et la création de nouveaux mots bien « français » n’allait pas être acceptée chaudement et les bras grands ouverts.
Ce ne fut qu’à force de promotion, de milliers de messages d’encouragement pour l’utilisation de la langue française adressés à des Québécois et aussi à des Français, que l’utilisation du français finit par se répandre. De plus, des 10 personnes que nous étions au début à utiliser le terme courriel, on entraîna des amis, des correspondants, des organisations, des institutions à utiliser ce nouveau terme, et aujourd’hui le mot courriel est même reconnu par l’Office de la Langue française du Québec.
Je vois d’ici, dans quelques années, les Français se plaindre de la disparition du français dans le monde. Le français ne sera plus une langue reconnue, ne sera plus une langue olympique, ne sera plus une langue vivante. Au rythme où les Français adoptent sans broncher, sous prétexte d’enrichissement de la langue, tous les mots américains, le français ne sera plus une des plus belle langue du monde, ne sera plus la base d’une immensément riche culture reconnue par le monde entier, le français sera dissous dans une marre d’anglicismes. Ici aussi, au Québec, l’Office de la Langue française consacre l’usage. Mais l’usage des beaux mots, des mots sympathiques comme vous dites n’est pas uniquement réservée aux voisins jusqu’à ce que l’étranger nous impose SON mot. Les « croyants » en la richesse de la langue et de la culture francophone se doivent de faire leur part et de provoquer un développement positif de la langue. (…) Hubert : Ainsi les auteurs de tous les dictionnaires (Robert, Hachette et Larousse) ont constaté que le terme « courriel » est assez largement utilisé pour qu’il figure désormais dans les dictionnaires, mais vous, vous décidez que « presque personne n’utilise le terme courriel » et que donc vous vous bornez à l’usage que vous observez … en France pour bannir ce terme de vos pages. La France étant apparemment le seul pays francophone de votre connaissance, alors que vos visiteurs viennent de toute la francophonie. Vous dites « nos amis québécois » mais vous frappez d’ostracisme un des termes qu’ils utilisent.
Voilà une manière bien cavalière de considérer comme quantité négligeable les internautes de Belgique et du Canada, où le terme est très employé, ou d’autres pays francophones (le site officiel du prochain sommet des chefs d’Etats francophones de Beyrouth utilise abondamment le terme « courriel »). Voilà qui dénote également une bien piètre confiance dans votre rayonnement. Les médias et les sites Internet ont pourtant un pouvoir immense sur l’adoption ou la non adoption de tel ou tel vocable par le grand public. Vous préférez pour votre part, vous mettre à l’ombre d’autres médias, « éditeurs de logiciels » et autres « voisins ». Vous n’utiliserez donc « courriel » que lorsqu’il sera abondamment utilisé ailleurs. Quelle pitoyable réaction de frilosité ! Ne seriez vous qu’une girouette qui suit passivement le sens du vent ? J’espère ne pas consulter un site qui ne propose à ses visiteurs que des infos mille fois éprouvées sur d’autres sites…
Quant à la France, vous dites que ses médias n’utilisent pas « courriel »: c’est inexact. Reportez vous aux moteurs de recherche du Monde (une centaine d’articles en 2001) ou de L’Express (90 réponses pour 2001) etc.
J’ai aussi dénombré plus de 330 articles dans la presse quotidienne ou magazine de France en 2001 utilisant le terme de « courriel » soit presque un par jour (Libération du 03/10/2001 a titré « Trente bougies pour le courriel », Le Monde du 16/09/2001 a titré « Le courriel , nouvel outil de gestion de crise » alors que celui du 04/10/2001 a titré « Un employeur n’est pas autorisé à ouvrir les courriels d’un salarié » etc…
Sur Google on trouve 9 « e-mail » pour 1 « courriel » sur toute la Toile francophone y compris la France / mais 5 « e-mail » contre 5 « courriel » si l’on considère les pays francophones en dehors de la France…

Pierre : Nos amis Québécois ont toujours un talent fou pour créer des mots sympathiques, comme courriel qui est compréhensible, voire agréable. Alors, que nous Français, grands pourfendeurs « d’américaneries » n’hésitons pas à adopter en masse le « e-mail »… c’est irrationnel mais c’est comme ça. Quand à « mel » qui a été préconisé par nos grands penseurs, il est passé à la trappe aussi vite qu’il était arrivé, comme tant d’autres avant lui dans le domaine informatique. Foin des querelles de clocher, le propre d’une langue vivante, c’est de vivre, et personne en particulier ne peut contrôler comment elle évolue, seul l’usage courant est vainqueur.

Daniel : Tout à fait d’accord avec Pierre, l’usage fait la force, c’est un constat évident bien que regrettable mais c’est ainsi depuis la nuit des temps. Cela prouve au moins que la France est aussi une terre d’asile pour les mots. Et tant pis pour les puristes, cela s’appelle l’évolution. Les langues qui ont voulu rester traditionnelles sont devenues des langues….mortes !!! Quant à nos cousins québécois, si je loue leur intérêt à la défense de la langue française, je refuse cependant les remontrances qu’ils nous font. Qu’ils balaient devant leur porte avant de vouloir nous donner des leçons sur le refus des anglicanismes : Qui parle en effet de bruncher, de scheduler ? Ils ont raison de défendre la francophonie et je leur tire mon chapeau sur ce point mais hélas, cent fois hélas l’usage fait force. Et pourquoi pas après tout ? Une langue universelle, une écriture universelle qui permettrait au monde entier de se comprendre, de communiquer, avec les mêmes termes, les mêmes mots. Et que ce soit l’anglais, l’espagnol, l’espéranto, le wollof, le chinois ou (utopie) le français, là n’est pas l’importance. Certes, une partie de la culture de chacun, des oeuvres littéraires passeront de vie à trépas comme certaines civilisations ont disparu. C’est ainsi.. Cela permettra d’apprécier d’autres formes nouvelles de communication, les poètes seront toujours des poètes et les artistes aussi puisque l’art est universel mais au moins, il n’y aura pas besoin de traduction plus ou moins fidèle pour pouvoir apprécier la culture et comprendre les mœurs des différentes civilisations afin que chacun respecte son prochain sur sa façon de vivre. Même si c’est au détriment du français, je signe tout de suite du moment que l’on puisse garder nos traditions, nos religions pour ceux qui en ont. Et puis le mot principal à garder dans toutes les langues,c’est le mot LIBERTé ! A trop vouloir protéger, réformer, défendre, la liberté réelle n’existe plus. En France, si la liberté d’information est légale, certaines personnes ne se gênent pas au nom de l’ordre moral pour bafouer la loi. Messieurs les censeurs, vous êtes les plus grands tyrans que la planète aît connu. Laissez-nous vivre ! Que le temps fasse son œuvre !

Marc : Je déplore (…) que vous utiliisiez Microsoft comme référence au sujet du terme à utiliser pour désigner le courrier électronique. Ayant pour mission avouée de normaliser la communication à l’échelle planétaire, cette transnationale est loin d’être une référence langagière.
PS: La sensibilité québécoise à ce sujet relève du fait que nous sommes entourés d’anglo-saxons principalement d’Américains pour qui la Culture n’a importance que si elle rapporte.

Patrick : Je puis vous confirmer que le terme courriel (qui n’est jamais, si je ne m’abuse, que la contraction de « courrier électronique ») se répand en Belgique francophone, où il est de plus en plus régulièrement employé par les médias qui – et vous en êtes un, n’est-il pas ? – ont aussi vocation à créer l’usage.

Marc : Il me semble que la langue française ne francise pas encore assez les termes venus d’ailleurs. Mél a été choisi par l’Académie Française pour désigner l’adresse e-mail. Alors pourquoi ne pas choisir ce terme pour désigner aussi le message ? Car ce terme présente selon moi beaucoup d’avantages :
– très proche en prononciation de « mail »,
– il signifie : « message électronique » (ce qui selon moi convient mieux que courrier électronique ou courriel, car ces messages sont très différents de ce que sont les courriers)
– courriel est trop proche de courrier en prononciation (et en écriture), ce qui peut induire en erreur

Robert : Non! Je n’ai pas d’autre terme. Courriel me suffit bien. (…). Je suis un Québécois. C’est important de le préciser, à cause du contexte. Avant, lorsque j’étais enfant, nous disions «de la malle» pour dire «du courrier». Ce «malle» venant, comme vous le dites sur votre site, de l’usage ancien d’une malle pour livrer le courrier. Ce me semble un archaïsme maintenu par un anglicisme. Mél et émile me semblent en être que des formes adaptées, des calques de ce «malle». «e-mail», «electronic mail» est bien rendu par «courriel», «courrier électronique». Certains affirment que l’important est de se comprendre. Bien qu’il soit important de se comprendre, ce n’est pas tout. En Europe, on est entouré par de l’Allemand, de l’Anglais, de l’Espagnol, de l’Italien, du Celte, de Breton et pas bien d’autres langues et par leurs dialectes. Au Québec, comme en Louisiane, nous sommes entourés par un océan anglophone. Notre Français est teinté d’anglicismes et nous avons développé pour la plupart un réflexe de lutte pour sauvegarder notre langue. Le Français est en danger et il est impératif de lutter pour sa survie. Quand des organismes aussi importants que l’Institut Pasteur ne font plus leurs communications qu’en anglais, c’est que le danger est grave. Pour ce qui est de se comprendre, on le pourrait aussi bien en Français qu’en Anglais. Le débat est autre part.

Ghislain : Le problème que vous avez en France c’est que votre culture est vieille et souvent inadaptée au monde moderne. Nous en Amérique nous baignons dans un monde qui évolue vite et qui est en général une dizaine d’années en avance sur ce qui se passe en France. Nous étions au Québec sur le Net bien avant vous. On avait déjà inventer de nouveaux mots pour utiliser cette nouvelle technologie quand vous ne faisiez que commencer à découvrir la Toile! Alors c’est tout à fait normal que vous ne compreniez pas le mot courriel et que votre lexique dans ce domaine soit balbutiant et pauvre sinon inexistant! Vous en êtes encore au stade du « hood » et du « winshield » de nos grands pères quand ils ont découverts l’automobile, une technologie USA au Québec et dont le seul lexique connu était anglophone. Ceux qui utilisaient les néologismes »capot » ou « parebrise » passaient pour des ringards, des anglophobes. Finalement grâce à une meilleure éducation et une appropriation de la technologie nouvelle, la terminologie automobile s’est francisée! Il vous arrivera sans doute la même chose avec votre « mail », votre « surf » et autres barbarismes…. Question de temps et…de culture.

Evelyne : Je tiens à dire que, étant entre autres, responsable de la documentation logicielle sortant de l’entreprise informatique que j’ai créée avec mon mari, je suis soucieuse d’utiliser le plus souvent possible de vrais termes français. Ce n’est pas simple car ce milieu est très américanisé, mais on y arrive (dans mes docs, on ne verra jamais l’horrible underscore, mais le sous-tiret etc.) . Et cela fait déjà un moment que c’est le mot courriel qui apparaît dans nos courriers, dès la première fois où j’ai entendu dire que c’était le mot utilisé au Québec. Bravo à eux qui, en effet, ne se jettent pas directement dans les voies faciles de l’américanisme.

Alex : J’emploie Courriel dans mes communications francophones, exactement au même titre que le mot informatique et je voudrais participer à ce débat qui me réjouit pro-fon-dé-ment. J’espère que personne ne conteste que l’apparition et le développement du courrier électronique a créé un besoin néologistique. À partir de là, il s’agit de savoir si on choisit un terme étranger (donc existant) ou français (donc à créer) pour satisfaire ce besoin. Or, la propension pour l’une ou l’autre de ces deux options, d’une manière générale, est l’expression de la relation que chacun de nous a avec le langage. Seulement, il en est qui ont des rapports conflictuels avec leur héritage (linguistique ou pas). Il existe, ainsi, une brouille entre beaucoup de Français et l’orthographe et la syntaxe de leur langue. (…). Lorsqu’il s’agit de néologismes, j’ai une position d’héritier fier. Par ailleurs, je considère que toute l’humanité est l’héritière de toutes les langues. Donc, ce débat s’inscrit pour moi dans la question plus vaste: « Que faisons-nous de ces langues, nos langues ? ». Eh bien, nous vivons une époque enthousiasmante puisque l’évolution (tout comme l’apprentissage) linguistique se démocratise sans cesse, ainsi que la vie en général, en grande partie grâce à l’internet. L’inertie (de repos et de mouvement) de certaines institutions s’en trouve donc contestée. Nous sommes de plus en plus d’acteurs. La désinvolture avec laquelle une partie de notre société traite la langue française – ainsi que d’autres patrimoines – est en fait une réaction d’irrespect. Tout simplement. Il ne faut pas chercher plus loin. D’ailleurs, lorsque ces personnes s’expriment à travers les médias (où ils sont légion), les dégâts sont graves et durables. Ces mêmes personnes, friandes d’anglicismes superflus, montrent naturellement un désintérêt total pour la bonne pronontiation de ces derniers. Le français de France d’aujourd’hui (et d’hier) est agrémenté de beaucoup d’anglicismes heureux qui témoignent de l’appropriation de la langue par ses locuteurs les plus à l’aise dans leurs baskets. Grâce aux moyens de communication actuels, ces personnes ont un accès auditif abondant aux langues étrangères et trouvent naturel de bien les prononcer. La lecture naturelle du mot « E-Mail » en français serait « émail » (comme pour les ongles des femmes). Donc, qu’on ne vienne pas me dire que sa prononciation ne nécessite pas une initiation pour le français qui le lit ou l’entend pour la première fois. Il faut prononcer la première syllabe comme un « i » et la seconde comporte une diphtongue qui doit rimer avec « orteil ». Enfin, il faut prononcer le « l » final (ouf!). Bien sûr, la plupart des français (qui le connaissent) font rimer ce mot avec « caramel » (d’où le fameux fournisseur de courriel français). Donc, en plus, ce néologisme se trouve francisé (ce qui a conduit à « Mél »). Voilà pourquoi j’ai adopté Courriel sans hésiter. l suffit d’expliquer sa signification (tiens! c’est drôle: c’est la contraction de « courrier électronique ») et son orthographe. Comme pour n’importe quel autre mot, n’est pas ?.

Daniel : à titre de traducteur professionnel agréé, je tiens à vous féliciter de votre article exhaustif sur la terminologie pour désigner le courrier électronique. Vous avez même fait amende honorable en citant la décision de l’Académie de la Langue française qui a accepté ce que le Québec avait adopté et prôné depuis plus de cinq ans (et on dira ensuite que les Français sont en avance sur les francophones d’outre-Atlantique…) en officialisant le terme « courriel » pour désigner le courrier électronique. Après les fleurs, voici maintenant le pot. (…) Vous utilisez encore « le mail » (au moins vous avec une orthographe correcte puisque le terme est anglais…) pour désigner le courrier électronique. Je me demande s’il faudra encore cinq ans à votre site pour corriger cette mauvaise habitude alors que vous êtes une référence pour de nombreux lecteurs de toute la francophonie. Même l’Afrique francophone a réalisé depuis longtemps que l’anglicisation de la France n’était pas la voie à suivre, eux qui comme nous au Québec, doivent souvent lutter pour préserver leur langue et la langue française dans un monde de plus en plus états-unisé (il s’agit de la Rnouvelle terminologie de l’Office du Québec de la Langue française pour désigner ceux que vous appelez « américains » alors que les Canadiens et les Mexicains ainsi que toute l’Amérique centrale et du Sud sont véritablement des américains et que nos voisins du Sud – du Canada – sont en réalité des états-Uniens).
Dans le domaine de l’informatique et des communications, je dois malheureusement reconnaître que vous avez encore beaucoup de retard et que vos publications et magazines utilisent encore trop souvent des termes anglais alors que des équivalents français acceptés et très appropriés existent et sont d’un usage courant.
Pour votre site, je vous encourage à poursuivre votre bon travail d’information sur les logiciels de courriel, mais en utilisant la terminologie correcte qui permettra à vos visiteurs de s’informer et de s’instruire dans la langue de Molière.

Grégoire : Soyons honnête, qui utilise encore la forme : « e-mail » en France? C’est trop long et trop difficile à prononcer. Et la graphie « email » me rappelle le dentiste! Il reste donc « mail » et « courriel ».
Ma règle personnelle est simple : je crois que la langue est la partie visible de la pensée, et je m’efforce donc, dans mon expression écrite, de parler un français précis et correct, qui ne comporte pas d’emprunts inutiles à l’anglo-américain. J’utilise donc toujours « courriel » à l’écrit. Je trouve qu’écrire « mail » donne l’image d’une personne qui écrit comme elle parle, ce qui, à mon avis, n’est pas la marque des grands esprits… De surcroît, « mail » signifie littéralement « courrier postal » : écrire « mail », ça veut dire que non seulement on ne maîtrise pas le vocabulaire du français, mais qu’on ne comprend même pas l’anglais!
Cependant, dans la conversation quotidienne, il m’arrive aussi de dire « mail », de même qu’il m’arrive de dire « fax », surtout si mon interlocuteur le fait aussi, afin de ne pas le mettre mal à l’aise par un vocabulaire mieux choisi que le sien. Mais à l’écrit, j’écris toujours « courriel », « télécopie » et « télécopieur », car là, je ne vois pas du tout l’intérêt des « alternatives ».
Petite remarque sur les commentaires lus sur votre site : je recommande à ceux qui croient que « tout le monde parle anglais » d’apprendre l’espéranto, le monde leur semblera alors vraiment différent. ça ne prend pas beaucoup de temps donc l’expérience mérite d’être faite.

Marc : De mon côté, je suis partisan d’une francisation des termes employés (comme les espagnols n’ont pas oublié de le faire, par exemple avec « futbol »), et ne serais pas opposé à « courriel »… si ce terme n’était pas aussi proche de courrier. Pour deux raisons :
– cette proximité phonétique est trop grande alors que la communication électronique a des spécificités et est assez différente de la communication écrite par courrier
– 90%, voire 98%, des courriers électroniques sont des « messages » électroniques, très différents dans leur forme et dans leur contenu de « courriers ».
Le reste étant des « courriels » plus formels, par exemple la confirmation d’une commande, avec des aspects juridiques éventuellement. La seule variation par rapport au courrier traditionnel étant le moyen de ‘transport’ par communication électronique.
C’est pourquoi je suis partisan d’utiliser 2 termes ‘français’ :
– mél, pour message électronique. Ce terme a l’avantage d’être court, très proche en prononciation de mail, et en plus de vouloir dire : Message ELectronique !!! c’est une francisation rêvée !!!
– courriel, pour les « lettres » envoyées sur le réseau (voir ci-dessus).
On pourrait même convenir de ce qu’un message électronique contenant (au moins) une PJ assez formalisée serait automatiquement un « courriel », le « mél » étant au contraire un message n’ayant pas de PJ.
Et que nos amis québécois utilisent « courriel » depuis des années n’est pas une raison suffisante pour l’utiliser massivement à notre tour.
En plus il me semble que passer de email ou mail ou e-mail à mél est plus facile (pour ceux qui utilisent encore ces mots anglais) que de passer à courriel (et pour les québécois, faire la distinction entre courriel et mél me semble avoir une valeur ajoutée significative).
Si on fait de l’histoire, on s’aperçoit que « ordinateur » est plus proche de la réalité que « computer » : il ne s’agit pas seulement de calculer !!!
Tant qu’à faire, proposons une traduction qui ait du sens.

Philippe : Hélas, je suis dans l’incapacité de refaire le monde 😉 mais je sais comme vous tous que le monde ne se (re)fait pas en 5 minutes ! Il est vrai que en tant que français j’utilise le terme « mail » ou « email », mais si je laisse parler mon coeur, je suis fier de dire (ou écrire) « courriel ». Je n’ai jamais relevé d’étonnement à ce sujet. Egocentrique ? Peut-être ? Fier d’être Français : sûrement ! Soyons Québécois de temps en temps et le terme francophone se répandra. De toute façons, il ne peut que se répandre ! Voilà ce que je propose, et qui doit être déjà fait par ailleurs, mettez dans vos sites perso ou professionnels, une petite phrase, une image, un lien vers une page traitant du sujet ou renvoyant vers ces pages, prenez clairement position, personne à part les anglophones peut-être n’y trouvera à redire : « Dites courriel pas email ! » ou encore « Ne soyez pas FrancoPhobes : dites Courriel comme progiciel, logiciel, tutoriel… ». Pourquoi pas ?

Charles : Courriel ou E-mail ? comme si la question devrait même se poser… nous n’avons pas à être ni puriste ni «snobinard» pour préférer le terme «courriel». Cette question n’est que le pâle reflet d’une situation qui en étonne plus d’un au Québec à propos de nos chers «cousins» français, qui peuvent à l’occasion avoir une attitude légèrement condescendante pour ce qui est question de la «langue de chez nous» pour reprendre l’expression consacrée du chanteur Yves Duteuil. Mais qu’est-ce qu’il vous prend donc de toujours tenter de favoriser ou d’adopter une expression typiquement anglophone alors que nous avons dans notre vocabulaire de tous les jours une équivalence de qualité facile à utiliser? A titre d’exemple, vous nous faites bien sourire, notamment quand vous nous visitez, lorsque vous utilisez des mots comme un «parking», faire son «shopping» ou un «sponsor», alors qu’ici, il est d’usage courant d’utiliser des expressions comme un «terrain de stationnement» (ou simplement un «stationnement»), «faire son magasinage» (ou simplement «magasiner») et dire un «commanditaire» c’est bien usuel et tellement beau! Qu’avez-vous donc à tant vouloir imiter les anglophones (et surtout les américains) en adoptant systématiquement leur vocabulaire et leur mode alors que la perception que nous avons de vous à leur égard en serait une de dérision et souvent d’hostilité? Vous nous comprendriez peut-être un peu mieux si vous viviez en situation d’assimilation comme nous en Amérique du Nord dans un pays «officiellement bilingue» comme le Canada ( parlez en à un de mes compatriotes acadien ou franco-ontarien). Allez! un petit effort et notre magnifique langue ne s’en portera que bien mieux!

Marquise : Vive courriel ! E-mail, ça se prononce i, et ça déborde sur un tas d’autres termes : e-shopping, e-bourse, e-n’importe quoi. Pourquoi vouloir impérativement parler avec des termes anglais entre francophones? On a bien inventé logiciel (et balladeur, c’est bien aussi, et ça se prononce mieux que walkman). Précision : je suis francophone de France. Jean-Marie : Courriel est plus utilisé qu’auparavant. Le journal Le Monde, par exemple, l’utilise systématiquement dans son courrier des lecteurs: « Mr Untel par courriel ». Vous devez bien sûr prendre en compte l’usage, mais celui-ci est défini par tous les usagers dont vous faites partie. Je pense qu’il serait bien de signaler et de proposer le mot en concurrence avec e-mail. Lorsqu’un mot est clair et efficace, il trouve sa place dans la concurrence : le mot ordinateur par exemple.

Gérard : Un site fort doit proposer des directives à la mode et non pas la suivre. Donc, je crois que vous devez utiliser le mot courriel et vous verrez qu’il s’imposera. On utilise bien couramment de nos jours logiciel, progiciel, gratuiciel, correcticiel, etc.

Marguerite : Étant Belge francophone (et amoureuse acharnée de ma langue), je regrette la propension française à se laisser envahir à tout bout de champ par des des néologismes qui n’ont pas de raison d’être, si ce n’est le snobisme et la paresse. Évidemment, en France, vous pouvez parler n’importe comment, personne ne saisira l’occasion pour faire de la faute une règle absolue. Je vous assure que quand on vit dans un pays bilingue (et même officiellement trilingue) où l’autre communauté n’a de cesse de vouloir vous imposer sa loi, on raisonne autrement. La fréquence des agressions vous rend particulièrement attentif à ne pas y donner prise. (…) Alors, dans ce contexte, cela nous aiderait tellement que nos voisins, habitant le berceau de la plus belle langue du monde, la respectent un peu plus. Et cela sans encore parler la musicalité… Voilà donc la réflexion d’une francophone, toujours fière de l’être, et souvent déçue dans sa solitude…

Gérard G. : Moi j’habite la Belgique et je fréquente pas mal d’internautes de tout poil. Je n’ai jamais entendu l’un d’eux parler de courriel. Je suis et reste persuadé que ce terme est très peu répandu chez nous à l’inverse de e-mail qui, lorsqu’on l’utilise, ne laisse aucun doute sur ce dont on parle. De même pour les termes « partagiciel », « gratuiciel » et consorts que je trouve ridicules. Pourquoi vouloir franciser à tout prix. Une petite parenthèse pour répondre à Marguerite. La caissière à parfaitement raison en disant que la 100ème partie d’un euro est le cent et non le centime (voir Larousse 2002). Le centime est la 100ème partie du franc, devise aujourd’hui disparue.

Arnaud : Les mots ont avant tout, pour but de permettre aux hommes de communiquer entre eux ! Alors que l’on parle d’e-mail ou de courriel, peu importe, l’essentiel est que l’interlocuteur qui est en face de nous comprenne la signification du mot que l’on utilise. D’ailleurs je trouve que le mot « courriel » est vraiment moche ! Je préfère à la rigueur » courrier électronique », mais qui est malheureusement un peu long. Ne l’oublions pas, l’e-mail a été inventé par des militaires américains, pas par des français ! Du moment que je peux m’en servir, le reste j’en ai un peu rien à faire, comme une très grande partie des internautes d’ailleurs !

Yves : Franciser, pourquoi pas? Je propose que l’on ne dise plus « Microsoft », mais bien « Minimou »

Dominic : Je viens tout juste de découvrir votre site et je le trouve très pertinent, très vivant. Par contre je ne peux vous cacher ma déception en voyant votre politique passive concernant la promotion des termes francophones. La question des moteurs de recherche m’apparaît plutôt comme un faux-fuyant. Il suffit d’avoir quelques phrases contenant tous les termes équivalents et programmer les codes html comme il se doit pour contourner le « problème ». Cultivons notre langue, rendons-la plus riche, plus belle, à notre image!

PoivreBleu : Très fière d’avoir converti des amis allemands au terme courriel quand ils s’expriment en français, sans même leur dire que c’est relativement marginal ici. Ils sont souvent étonnés mais ravis de voir qu’on se pose toujours la question – faute de mieux – de la francisation, ce qui n’est semble-t-il pas le cas chez eux, qui adoptent les termes US sans débat apparemment… Le mot e-mail n’est pas commode à écrire ni à prononcer, le plus grand danger, c’est mail à mon avis ! Mot sans saveur sans odeur, sans rapport avec le mail provençal par ailleurs…

Jacques : C’est en vieil utilisateur du mot courriel que je vous signale que dans certains milieux universitaires, en particulier à la Sorbonne, et de manière plus diffuse en France et en Suisse Romande, le courriel est d’usage chez les vieux informatisés.

Lune : Pour moi, la question ne se pose même pas: on doit utiliser le terme le « plus » francophone!! Moi, ça fait plus d’un an que j’ai des correspondantes en France, en Belgique, en Suisse et j’utilise régulièrement le terme courriel. Mais maintenant que je sais que « courrier électronique » est le terme adéquat c’est celui que je vais utiliser. C’est primordial la langue française et nous devons afin de la protéger faire des efforts et non aller au plus facile comme une bande de paresseux. Pour ceux qui disent que certains ne comprendront pas le mot courriel mais plutôt celui d’e-mail je réponds donner leurs la chance de l’apprendre à la place de les traiter comme des « débiles » car c’est très condescendant de votre part!!! Tout s’apprend si on se donne la peine d’aider ou « d’éduquer » pris dans un sens d’entraide et d’amélioration. Oui l’anglais est plus utilisé sur le Web que le français mais ce n’est pas une raison valable de « baisser les bras » mais au contraire de les retrousser!!!!!!!!!!! Vive la langue francophone et tous ceux qui travaillent à la préserver de l’extinction comme on fait pour les animaux en voie de disparition!!

Baptiste : Autrefois, je vivais en France, dans un pays de colonisés passifs, hypnotisés par la fascination pour tout ce qui vient des USA. Je disais e-mail ou mail, tout le reste étant évidement affreusement ringard.
Maintenant, je vis au Québec. Je me suis rendu compte « à l’usage » que ma réflexion sur ma propre langue n’était vraiment pas très élaborée. Je dis maintenant courriel, et je rigole doucement de mes amis français qui s’empressent d’adopter les yeux fermés tout vocable anglais… mais se retrouvent perdus dès qu’ils ont à s’exprimer vraiment dans cette langue.
En passant, je trouve la position de Arobase.org vraiment irritante de facilité et d’auto-complaisance.

Maurice : Vous dites:  » Il nous apparaîtrait prétentieux de militer pour un nouveau terme. » Mais il ne s’agit pas de « militer »! Il suffit d’employer le terme. Le reste suivra.

Rémi : Je vois que malgré les remarques venant des internautes vous n’utilisez guère le mot courriel qui est pourtant un mot à sonorité plutôt douce, française et qui reste un mot court comme le veut la « règle » sur internet. Alors s’il vous plaît prennez plus en compte les remarques de vos utilisateurs (donc clients) et ne sombrons pas dans un monde uniforme où la place n’est donnée qu’à un mode de pensée. Vive les québecquois qui se battent, et c’est le mot, pour sauver notre culture commune alors que nous, nous nous laissons piétiner par une culture anglophone qui ne respecte en rien la diversité !

Mikael : En 2006, « courriel » semble etre bien adopté, à la différence de l’étrange « émile » (pour dislexiques ?) qui aurait eu l’indiscible avantage de pouvoir etre prononcé facilement par des non francophones et anglophones! Le « ou » n’etant pas forcément évident dans d’autres langues, (ni à lire ni à prononcer ) sauf à en modifier l’orthographe.
Quel sont les vocables québécois pour « gestionnaire de courrier éléctronique (courrier?) », « envoyer un courrier éléctronique (postél?) », « boite aux courriels (boitél?) « .

Emile : Il faut dire que nos présentateurs de la télé font du zèle avec des nouveaux mots, pêchés à l’étranger ! Paraît-il, ça fait « IN  » (ils pensent avoir « inventé le fil à couper le beurre » !!!)…

Jacques : Pendant plusieurs années j’ai dirigé le département francophone du « Galillee College », une institution israélienne qui propose des cours de gestion à des hauts fonctionnaires et cadres supérieurs de pays en voie de développement. Durant ces années, j’ai envoyé des milliers de messages électroniques en Afrique subsaharienne francophone en utilisant le terme courriel qui me parait le plus approprié. J’ai eu le plaisir de voir que, petit à petit, mes correspondants se sont mis à utiliser ce mot. Je pense avoir apporté mon humble contribution à la diffusion de « courriel » en Afrique francophone.

Janel : bravo aux Québécois, enfin des termes français c’est rassurant pour les personnes ayant un certain âge (et pour les autres aussi) car lorsque d’en chaque phrase on introduit des termes anglais on ne comprend que « quoic » félicitations une mémé de bientôt 80 ans qui apprend à manipuler l’internet

Jean-Hubert : Moi j’adore le terme e-mail. Je trouve son usage justifié et cela à plusieurs égards. D’abord il se prononce exactement de la manière dont il s’écrit. Alors que courriel pas du tout alors pourquoi l’utiliser ?
De plus lorsque le profane voit le terme e-mail il peut immédiatement savoir de quoi il s’agit et ne peut en aucun cas penser que ce terme puisse être en rapport de près ou de loin avec le mail dit provençal ou bien qu’il y ait pu avoir une erreur dans l’écriture de email (bidets, lavabos…)
De plus la sonorité du mot e-mail s’intègre parfaitement dans le contexte de la langue française, ce qui explique pourquoi la plupart des francophones le prononcent à la perfection. Alors que courriel est beaucoup trop difficile à prononcer car ne contient aucune des sonorités connues. Quelle joie lorsque nos enfants apprendrons que le ‘e’ se prononce ‘i’ et cela même dans la langue de Molière. Cela ne manquera pas de les émoustiller lors des dictées tant attendues.
(…) Et puis il serait illogique d’adopter e-mail sans adopter son equivalent « physique » mail. Mais suis-je bête n’avons nous pas un terme existant depuis fort longtemps ? Ne serait-ce pas courrier ou courrier postal ?
Oui c’est vrai je me rends compte que courriel ne dirait rien à personne alors adoptons aussi mail, ça fait « in »…

René : Je savoure chaque expression, ou tendance informatique qui est francisée. Je vous en propose quelques uns: – Courriel (évidemment) – Téléchargement vs Download – Téléversement vs Upload – Rustine vs Patch – Balladodiffusion vs Podcasting – toile vs web
Vous voyez comment il peut être délectable de franciser ces termes. C’est donc en écoutant une émission en balladodiffusion que je vais téléverser sur la toile ce courriel pour vous inciter à télécharger une rustine sur votre version de « lexique personnel 1.0 »

Dionysos : Moi je trouve que courriel sonne bien O:-) et puis ca permet de produire d’autres mots en -el, comme pourriel (pour spam). Dans un site de jeu auquel je joue on donne même des souriels (quand on trouve que quelqu’un a ecrit qqch de drôle).

Danièle : courriel je trouve que ça fait classe!

Christine : Comment voulez-vous que la langue française soit respectée quand nous, Français, n’y arivons même pas et n’arrivons pas à nous entendre. Personnellement je prône l’usage de la langue française et j’utilise le mot courriel.

Jacques : ne perdons pas notre latin au profit des pantins… comme le chantait Georges Brassens. Mais vous, ne perdez pas votre français au profit des Anglais ! Soyez fiers de votre langue, ne la laissez pas mourir. Il n’en tient qu’à vous de la promouvoir. Je sais que la France a été longtemps contrainte et qu’elle veut se rafraîchir mais ce n’est pas en s’américanisant qu’elle réussira. Soyez fiers de ce que vous êtes et ce seront les autres qui vous envieront. Votre jardin vaut le leur. Merci. Un ami Québecois.

Raphaël : Un petit courriel a nos cousins du Québec pour leur dire qu’ils ont 100 fois raison de franciser un maximum de mots. En France je pense que nous subissons le langage des journalistes et de tous les médias. Ensuite c’est à l’Etat à montrer l’exemple, en francisant les panneaux de signalisation dans un premier temps. Si j’ai bien vu au on dit ARRET et non STOP au Québec.

François : Vive le Québec et les Québécois ! Je suis français et atterré par l’indifférence de mes compatriotes à défendre leur langue. Cela fait déjà plusieurs années que j’utilise le mot courriel, au grand dam de mes correspondants ! Merci aux Québécois de veiller au grain.

Bernard : Effectivement pour nous Français, le terme E-Mail est beaucoup plus parlant que courriel, enfin pour moi. L’utilisation d’un mot étranger dans notre vocabulaire est beaucoup plus par *SNOBISME* que par besoin, car nous avons un vocabulaire assez riche en *synonymes *pour* *utiliser un mot de notre langue. J’ai toujours entendu dire que le Canadien parlait le Français plus correctement que nous. Expl : Nous disons « Bon Week-end » Vous : Bonne fin de semaine. Quel est le plus français ?

Pierre : On ne peut pas faire un choix selon la règle de la majorité. On doit choisir ce qui est logique : défendre la langue française lorsque l’on parle, et surtout écrit, en français.
Et ensuite, on doit faire en sorte que l’usage logique et bon pour la langue française devienne majoritaire : et pour cela, tous ceux qui ont pignon sur rue doivent montrer l’exemple !
Le problème est le même pour toutes les normalisations officielles : comment se fait-il que des services ministériels ou municipaux ne sachent pas systématiquement utiliser les abréviations françaises ?
Je suis un ardent défenseur de « courriel », et j’utilise « message », « message électronique », « mél » comme synonymes.
Lorsque j’ajoute « e-mail », c’est par mesure de bilinguisme.

Gérard : Étonnant. Alors qu’à l’écrit le mot courriel, dont vous m’avez appris qu’il est inscrit au Journal Officiel de juillet 2003, reste très employé, voilà que vous cédez à la pression, mais d’une manière qui traduit votre embarras. Car vous êtes, à ma connaissance, les seuls à danser d’un pied sur l’autre. Car il y a ceux qui suivent le mouvement voulu et initié par le capitalisme américain en 1948, et les autres, comme moi, qui parlent résolument français même le weekend et en short sur leur terrasse :-)) Ah, important, je suis professeur d’anglais et les Anglais ne devinent jamais ma nationalité ; c’est dire si j’aime cette langue.

Jean-Pierre C. : Il est curieux de constater la polémique qui règne autour du vocable désignant la transmission électronique de messages. Pourtant, si l’on s’en réfère à l’éthymologie, le mot anglais mail est dérivé du vieux français male avec la signification de sac ou coffre de voyage. Il a donné plus tard les mots modernes malle et mallette. N’y a-t-il pas eu d’ailleurs autrefois une malle-charette royale, ainsi qu’une malle-poste, ces véhicules hippomobiles étant affectés au transport du courrier ?
Le mot mail résolument combattu en « Nouvelle-France » semble donc bien apparenté à notre culture ancienne, et est peut-être resté dans l’inconscient collectif, une raison possible de son non-rejet en France ? [03/06/2013]

 

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