- Masculin ou féminin, l'arobase ? À l'origine plutôt masculin, le mot est aujourd'hui accepté dans les 2 genres, masculin et féminin.
- Comment taper l'arobase sur son clavier ? Sur Mac, il suffit d'actionner la touche située au dessus de la touche de tabulation. Sur PC, enfoncer les touches Alt Gr + à (sur la seconde rangée du clavier).
- @ : comment prononcer ce sigle ? Si les internautes dans leur immense majorité le dénomment arobase voire a cerclé, la Commission générale de terminologie et de néologie de la Délégation générale à la langue française en a décidé tout autrement. Elle a ainsi décrété en décembre 2002 que @ devait se prononcer "arrobe". Elle précise néanmoins qu'à l'écrit on a le choix entre "arrobe" et "arobase". Une façon de se couvrir un peu moins de ridicule ?
- @, c'est l'arobase, donc. Mais comment appelle-t-on précisément
en français les autres signes typographiques intervenant
dans les adresses e-mail ?
"-" : trait d'union
(hyphen en anglais)
"_" : tiret de soulignement
(underscore en anglais)
- @, c'est l'arobase, donc. Mais qu'en est-il du caractère équivalent avec un e à la place du a ? Et bien c'est tout simplement un logo déposé par une très grande marque d'informatique (en 3 lettres). Ce n'est donc pas un caractère et vous ne pouvez ni l'inclure à vos polices, ni l'utiliser...
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Allemand : Klammeraffe (queue de singe)
Néerlandais : apestaart (queue de singe)
Finlandais : apinanhäntä (queue de singe), kissanhänta (queue de chat) ou miukumaiku (signe du miaou)
Danois : snabel a (le a avec une trompe d'éléphant)
Hongrois : kukac (ver de terre)
Italien : chiocciolina ou chiocciola (escargot)
Portugais et espagnol : arroba
Russe : sabatchka (petit chien)
Grec : papaki (caneton)
Suédois : kanelbullar ou kanelbulle (brioche à la cannelle)
Hébreu : kroukhit (strudel)
Slovaque : zavinac (hareng roulé)
Esperanto : heliko (escargot)
Une histoire de l'e-mail : de 1971 à nos jours...
Sur le Web
L'histoire secrète du signe @ : ou comment l'arobase, invention moyenâgeuse, est devenu l'icône pop de l'Internet (Bruno Giussani).
L'encyclopédie universelle de la languer française : l'a commercial
De la perluette à l'arrobe (&, @) : un débat du groupe de discussion fr.lettres.langue.francaise
Where it's at : lunn article de World Wide Words (en anglais).
• Interface remaniée et nouvelles fonctionnalités pour Windows Live Mail 4 [22/01]
• Thunderbird 3.0.1 corrige les bugs de la version 3.0 [20/01]
• Thunderbird 3 a enfin son extension calendrier [18/01]
Attention : Facebook modifie ses paramètres de confidentialité
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Qu'est-ce que l'arobase ?
Arobase, arobas, arobace : les orthographes de ce mystérieux caractère sont nombreuses. Et les explications sur l'origine du nom ne manquent pas... A vous de choisir celle qui vous plaît.
À défaut de certitudes, voici deux propositions d'explications étymologiques qui ont cours en ce moment : arrobas viendrait d'un rapprochement ou d'une confusion avec le symbole d'une unité de poids espagnole, arroba, dont le nom français est arrobe (avec un ou deux r), et dont l'origine est l'arabe [ar-roub]; ou arobas serait la déformation de a rond bas (de casse), c'est-à-dire a minuscule entouré d'un rond.
Quoi qu'il en soit, ce petit signe séparateur est aussi doté d'autres désignations évocatrices ou fantaisistes : escargot, arabesque, a roulé, a arrondi, a-rondi, même... Il faut reconnaître en tout cas qu'il stimule l'imagination (...).

Un demi-siècle plus tard, les centres informatiques, pour utiliser une main-d'oeuvre formée dans les bureaux, utilisèrent des claviers de machines à écrire standards pour communiquer avec les ordinateurs. Mais, dans ce nouveau contexte, ce signe avait perdu son sens. Pendant longtemps, il fut utilisé justement en tant que signe qui ne veut sûrement rien dire. Avant, miracle, de retrouver son sens original. Au début des années 80, la mode du langage Basic lui donna un premier public : dans certaines versions, @ était utilisé comme premier caractère d'une fonction (@somme, par exemple), pour bien la distinguer de la même suite de caractères utilisée éventuellement comme mot « humain ».
En 1972, l'inventeur du courrier électronique, Ray Tomlinson, eut le plaisir d'envoyer le premier e-mail de l'histoire. Il chercha un caractère pour séparer le nom de l'émetteur de celui de l'organisme hébergeant sa machine. Il en fallait un qui ne puisse pas se trouver dans un nom de famille et, regardant le clavier de sa machine, il choisit @, qui avait le double avantage de pouvoir signifier « at » et d'être très improbable dans un nom propre.
Le chercheur romain déclare avoir besoin d'effectuer des recherches supplémentaires mais soupçonne Leonard de Vinci de l'avoir lui aussi utilisé.
Ce sigle est également utilisé dans les langues anglo-saxonnes, dans des formules telles que " tant de tel article @ tant l’unité ". Dans ces emplois, il est appelé " a commercial ", et son tracé, identique à celui de l’arroba, résulterait de la ligature de l’accent grave avec le a de la préposition française à, autrefois d’usage courant dans le commerce international.
de la Délégation générale à la langue française
Journal officiel du 8 décembre 2002
En fait, @ est une abréviation latine.
Mais oui ! Elle fut employée dès le XVIIème siècle, et peut-être même avant, dans le latin dit de chancellerie, et cela dans toute lEurope. Elle correspond à la préposition latine ad avec lidée de direction, à lorigine dailleurs de à en français et de at en anglais, exactement comme & remplace et. Elle constitue assez souvent la première ligne de ladresse de documents internationaux. Par exemple :@ SSMM Ludov. & Marg. R&R Francae se lit à Leurs Majestés Louis et Marguerite Roi et Reine de France.
Par conséquent, ce petit symbole doit être lu et appelé ad et non pas at ou nimporte quel autre barbarisme.
Quant à son appellation graphique, elle est , elle, très française ! Ce sont des imprimeurs bien de chez nous qui ont tout simplement désigné ce caractère par ses éléments descriptifs évidents a-rond bas (de casse), bas de casse signifiant minuscule ; Ce terme est devenu une désignation typographique internationale .Il ne faut pas oublier en effet que le français fut la langue de référence en Europe pendant au moins deux siècles et que les typographes étaient, par définition, des ouvriers cultivés.
Les concepteurs dInternet ont donc gardé ce signe qui continue à être utilisé dans les pays anglo-saxons pour indiquer une adresse de destinataire.
Grâce à Internet, le latin et le français redeviennent des langues dusage international !!
Voici un complément d'idée sur le signe de l'arobase. Selon l'une des pistes décrite plus haut, l'arobase est dérivé de l'écriture de certains chiffres dans des langues asiatiques (comme le 1 et le 6 en Thaïlandais / Laotien et en langue Khmère) et ensuite utilisé pour désigner une unité (des unités) de poids ou de volume. Principalement pour une unité chez nous conservée sous le nom 'arrobe', de l'espagnol 'arroba', qui vient à son tour de l'arabe 'ar-rub3' (le 3 désigne un 'a' guttural), ce que signifie 'le quart'.
J'ai regardé dans mon dictionnaire en langue thaï quelle était l'expression en thaïlandais pour 'quart'. Or, c'est 'tî-sì' - environ 'à quatre'. Le mot pour 'quatre', 'sì', s'écrit comme le 's' thaïlandais avec une voyelle et un signe de ton là-dessus et - pour boucler mon hypothèse - le 's' thaïlandais ressemble un peu à l'arobase. (voir ci dessous une image qui montre les différentes façons d'écrire la lettre 's' de l'alphabet thaïlandais.) Peut-être c'est une explication un peu tirée par les cheveux.

Je me suis beaucoup amusé à la lecture de vos digressions à propos de
ce qu'il est convenu d'appeler l'arobase, terme étranger utilisé au
sein des adresses électroniques sur internet.. Pour qui a fait ses humanités
françaises traditionnelles les choses sont fort simples Dans ma jeunesse,
il y a fort longtemps à l'échelle de la vie d'un homme ( j'ai 73 ans...!
), j'ai appris de mes instituteurs, qui savaient alors enseigner et
quoi enseigner en le faisant bien, qu'il s'agit du "A niché"
que l'on pouvait aussi écrire, dans le seul cas du A: aniché. C'est
suffisamment clair et évocateur pour qu'il ne soit pas utile de s'étendre
sur la signification de cette appellation qui permet, de surcroît, de
nommer le "C niché" désignant la protection contre la copie selon les
lois anglo-saxonnes, ou toute autre lettre de l'alphabet qui se trouverait
"nichée".
Par ailleurs, les peuples de langue anglaise, dans le cas du courrier
électronique utilisent, lorsqu'ils énoncent leur adresse, le raccourci
"at", ce qui signifie, je ne vous l'apprendrai pas: "CHEZ". Ce dont,
en français, nous pourrions nous inspirer dans le cas où le terme "aniché"
paraîtrait trop long à prononcer et insuffisamment explicite pour un
vieux peuple fatigué en cours de décadence accélérée qui perd progressivement
l'usage de sa langue et ne se débrouille plus, pour s'exprimer péniblement,
qu'à l'aide d'un vocabulaire composé d'une cinquantaine de mots, de
quelques néologismes à consonnance supposée anglaise tels que footing
à la place de jogging, et d'un grand nombre d'onomatopées plus ou moins
à la mode mais sans signification précise. Je note, au passage, que
les Canadiens, les Belges et les Suisses francophones, que je remercie,
se montrent bien plus attachés que les Français à conserver le génie
de leur langue en créant, pour répondre à des nouveautés technologiques
qu'il faut bien dénommer pour éviter les périphrases, des termes tels
que "courriel", "pourriel", etc.
Correcteur à l'Imprimerie Nationale depuis trente ans (pour simplifier),
j'ai deux expériences à propos de ce fameux signe ou symbole
@.
Juste avant, en 1977-78, j'ai travaillé dans les assurances maritimes
et de transport et il était préimpimé sur les formulaires
de règlement des sinistres, comme symbole de la conversion en
francs de la somme calculée dans la devise de la police, mais
je n'eus pas l'occasion de le nommer...
Depuis 1976, l'Imprimerie Nationale, pionnière de la photocomposition
programmée, utilisait le système allemand de Siemens,
où ce signe est le symbole du retour à la ligne ou d'un
nouveau paragraphe, et nous l'énoncions "arobass" et
non "arobase", sans nous priver de calembours du genre "arobasque",
mais nous l'écrivions arobas.

